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Longueur
1070 m Largeur 15m Goudron 30% Terre 70%
CLASSEMENT
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Pilotes |
Voitures |
Pts |
| 1 |
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Jean-Luc
PAILLER |
Peugeot 206 WRC |
20 |
| 2 |
|
Laurent Terroitin |
Xsara WRC |
17 |
| 3 |
|
Michel Liger |
Xsara WRC |
15 |
| 4 |
|
Christian Menier |
Focus WRC |
13 |
| 5 |
|
Hervé Knapick |
206 WRC |
12 |
| 6 |
|
Christophe Vaison |
Mégane WRC |
11 |
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de page
RÉSUMÉ DE LA COURSE
par JP CORBEL
LA GAGNE APRES LA GUIGNE !
Quatrième manche ce
week-end sur le circuit Sarthois de Lavaré pour les pilotes
du championnat de France de Rallycross. Avec trois vainqueurs
en trois épreuves disputées et toujours pas de
victoire pour Jean-Luc Pailler, le suspense restait entier dans
la catégorie reine : la division 1. La malchance qui accable
le pilote breton depuis le début de la saison, ne lui
accordant que les places d'honneur sur le podium, allait-elle
s'acharner à nouveau sur lui. Ce serait mal connaître
le pilote brestois et son équipe qui n'abdiquent jamais
et tout a été mis en uvre pour aller chercher la
victoire tant attendue. C'est donc avec un moral gonflé
à bloc que toute l'équipe abordait cette nouvelle
épreuve. Avec le meilleur temps des essais chronométrés,
le pilote de la Peugeot 206 affichait haut ses prétentions.
Le pilote Citroën, Laurent Terroitin, signait le deuxième
temps devant l'autre pilote 206, Hervé Knapick, et quatrième,
Christophe Vaison, suivi de Michel Liger. Peugeot, Citroën,
Renault, duel Franco-Français dans ce championnat de France
2002. Laurent Terroitin s'octroyait la première manche
qualificative, juste devant Jean-Luc Pailler. Christophe Vaison
signait le troisième temps, quatrième Michel Liger
devant Christian Ménier. La deuxième manche qualificative
n'échappait pas au pilote breton qui dominait cette fois
le pilote Citroën. Hervé Knapick signait le troisième
temps, précédant Christophe Vaison et Christian
Ménier. Tout allait se jouer lors de la troisième
manche qualificative pour l'attribution de la pôle position
en finale. Jean-Luc Pailler ne manquait pas cette occasion en
remportant cette manche devant Laurent Terroitin. Christian Ménier
terminait troisième, précédant David Meslier
et Michel Liger. En première ligne sur la grille de départ,
Jean-Luc Pailler, « pôle man », retrouvait
à ses côtés Laurent Terroitin. En deuxième
ligne, Christian Ménier côtoyait Christophe Vaison
et, en troisième ligne, Hervé Knapick, vainqueur
de la Finale B, rejoignait le vainqueur de Bergerac : Michel
Liger. Jean-Luc Pailler, dont la voiture avait retrouvé
tout son potentiel, s'envolait au feu de départ. Laurent
Terroitin ne parvenait jamais à trouver la faille pour
passer le pilote de la 206. Derrière, la lutte était
vive et les fortunes diverses. Michel Liger arrivait à
tirer son épingle du jeu et accédait à la
troisième marche du podium. Cette première victoire
de la saison, après trois podiums, conforte Jean-Luc Pailler
à la tête du classement provisoire du championnat
de France. Rendez-vous sur les « terres » du pilote
breton : en Côtes d'Armor, à Kerlabo-Cohiniac.
RÉSUMÉ par JC VIRFEU
(OUEST-FRANCE)
Le Brestois Jean-Luc Pailler
d'un souffle
Toujours à
la recherche d'un premier succès cette saison en championnat
de France, Jean-Luc Pailler (Peugeot 206 WRC) s'est repris de
la plus belle manière hier à Lavaré. Mais
jusqu'au bout le Brestois fut sous la menace du Lavallois Laurent
Terroitin (Citroën Xsara WRC).
Quelle finale sur la piste sarthoise ! Et les 8 000 spectateurs
qui s'étaient déplacés hier à Lavaré
sont repartis comblés. Deux jours durant Pailler et Terroitin
se sont livré une lutte sans merci. Et si le Mayennais
avait remporté la première manche qualificative,
samedi, le Finistérien allait rester le maître dimanche.
A l'issue des manches qualificatives, les deux hommes n'étaient
séparés que par deux millièmes de seconde.
Et ils survolèrent évidemment la finale. De justesse
Pailler virait en tête dans le premier virage. On pensait
que le plus difficile était fait pour lui. C'était
mal connaître le battant de Terroitin qui dans l'avant
dernier virage attaquait la Peugeot, la passait mais ne pouvait
conduire son attaque à son terme, Jean-Luc Pailler réagissant
évidemment immédiatement.
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RÉSUMÉ par JM LEROY
(OUEST-FRANCE)
Le maître a retrouvé
le chemin du succès
L'année dernière,
Jean-Luc Pailler avait dû subir à Lavaré
la loi de Kenneth Hansen. Cette année, il ne s'était
pas encore imposé en championnat de France. Alors cette
victoire d'hier est venue à point nommée pour remettre
le patron du Rallycross dans la bonne direction.
Evidemment, Pailler ce n'est pas le genre de bonhomme à
se la jouer expansif. Le Brestois a gardé de ses origines
paysannes le sens de la pudeur et de la réserve. Francine
et René ses parents ne l'ont pas inscrit dans un monde
d'apparence et de frime. Chez les Pailler, on est dans le vrai,
le concret, le réel. Alors les états d'âme
et les questionnements, ce n'est pas vraiment le genre de la
maison. Alors, avant de venir dans la Sarthe, il n'étalait
pas vraiment ses doutes. Maudit début de championnat quand
même ! Pas une victoire malgré quelques belles démonstrations
comme à Bergerac. Franchement, ça n'allait pas
vraiment fort du côté de Plouedern. «On n'avait
un nouveau moteur que nous avons construit à la fin de
l'hiver et on a eu du mal à le faire démarrer.»
C'était bref laconique et surtout pas vraiment démonstratif.
Du pur discours «made in Pailler». Rien ou pas grand-chose
ne transpirait mais quand on connaît le bonhomme, on sentait
bien qu'il y avait pas mal de questionnement dans les mots, pas
mal de doute dans la conduite à tenir face à des
concurrents qui montraient de belles dents bien aiguisées.
Mais hier le «vieux» lion a su réagir.
La pole déterminante
Hier, pendant les manches, Jean-Luc Pailler a quand même
souffert. Lui, l'ancien se faisait encore chahuter par la jeune
garde avec au rang des principaux contestataires, le jeune Terroitin
qui tente depuis le début de la saison de fomenter un
coup d'état anti Pailler. Mais après les manches,
après un ex aequo lors des deux premières manches,
c'était le «patron» qui prenait la main grâce
à une troisième manche plus efficace que celle
de son jeune héritier putatif. Il héritait ainsi
de la pole. Elle valait son pesant d'or.»Je suis bien parti
pourtant. Longtemps nous avons été côte à
côte mais Jean-Luc avait la meilleure position.»
Pendant les six tours, Pailler a dû contrôler les
assauts de son jeune rival. «Dans le grand droit, ça
sautait tellement que j'ai voulu calmer le jeu. Un peu trop peut-être.»
Effectivement, Terroitin a vite compris que la 206 WRC n'avait
pas engagé toute sa puissance. Il tenta alors l'extérieur.
«C'était trop large. Je suis revenu à sa
hauteur. Mais pas dans la bonne position.» Solidement campé
sur l'intérieur du virage, Pailler ne céda rien.
Le métier parla. Pour la première fois de l'année,
le museau de la Peugeot coupa en tête la ligne de la finale
A. Il est des monuments difficilement déboulonnables.
Le multiple champion de France n'avait pas hier cédé
la main. Il reste ainsi le patron du Rallycross circus mais on
le sent bien, la querelle entre les anciens et les modernes ne
fait que débuter. La saison n'en sera que plus passionnante.
Les 27 et 28 juillet, à Kerlabo, il y aura du spectacle.
IMAGES DE BREUGNOT DOMINIQUE
Dès le premier virage
de la finale, Jean-Luc Pailler était en tête. et
il sut, ensuite, contenir Laurent Terroitin.
Jean-Luc Pailler (à
droite) et Laurent Terroitin ont comblé les
8 000 spectateurs présents hier au rallycross de Lavaré.
IMAGES DE CHRISTOPHE MIGNOT
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