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CLASSEMENT
|
|
Pilotes |
Voitures |
Pts |
| 1 |
|
Jean-Luc
Pailler |
206 WRC |
20 |
| 2 |
|
Christian Menier |
Focus WRC |
17 |
| 3 |
|
Hervé
Knapick |
206 WRC |
15 |
| 4 |
|
Christophe Vaison |
Clio WRC |
13 |
| 5 |
|
Laurent Terroitin |
Xsara WRC |
12 |
| 6 |
|
Liger Michel |
Xsara WRC |
11 |
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RÉSUMÉ DE LA COURSE
par JP CORBEL
L'ART DU MAITRE, ET LA MANIERE
Il est des grands maîtres, au
fond de nos provinces, connus pour leurs recettes et dont la
renommée dépasse l'hexagone. Jean-Luc Pailler en
est incontestablement un des plus grands et son enseigne «
au lion d'or » est des plus réputées. Donc,
vous prenez un grand chef avec le meilleur appareil et une équipe
de haute volée ainsi vous avez les clés d'une réussite
promise. À Mayenne, ce week-end, on a eu la démonstration
éclatante de tout le talent du breton. Après les
déboires du début de saison où, par deux
fois, il a connu la roue de l'infortune, ses dernières
victoires laissaient augurer un final en apothéose, malgré
une concurrence des plus vives. Aux essais chronométrés,
Jean-Luc Pailler se faisait souffler le meilleur temps pour 35/1000e
de seconde par son rival chevronné : Laurent Terroitin,
tandis que David Meslier, Christian Ménier et Michel Liger
s'escrimaient en vain derrière. L'affaire aurait pu faire
grand bruit dans Landerneau si le breton n'avait remis les pendules
(chronos) à l'heure en signant le meilleur temps lors
de la première manche qualificative. Laurent Terroitin
laissait échapper sa Xsara dans un tête-à-queue
rédhibitoire alors que Christian Ménier s'adjugeait
la seconde place devant Michel Liger, Hervé Knapick et
Francis Morel. Alors qu'il caracolait en tête de la seconde
manche qualificative, Jean-Luc Pailler se voyait stopper net
par le bris de l'arbre secondaire de sa boîte de vitesses,
le reléguant à la douzième place. Christophe
Vaison en profitait pour remporter cette seconde manche devant
Michel Liger, Hervé Knapick, Christian Ménier et
David Meslier. Dans la troisième manche qualificative,
nouveau coup dur pour Jean-Luc Pailler qui voyait ses espoirs
de pôle position anéantis par la rupture d'un arbre
de transmission avant. Il faut dire que l'état du circuit,
très cassant, a occasionné de gros dégâts
tout au long du week-end pour beaucoup de concurrents. Et quand
la « mayennaise» ne veut pas prendre Au décompte
des manches qualificatives, Jean-Luc Pailler se retrouvait en
pole, non pas de la finale A, mais de la B, qu'il lui fallait
gagner à tout prix pour accéder à la finale
A, en dernière ligne, tâche compliquée par
la présence à ses côtés de David Meslier,
bien décidé, lui aussi, à gagner son visa
pour la « grande finale ». Mais cela était
sans compter sur la ténacité du breton et sa grande
aptitude à réussir des départs canon. La
chose devenait simple formalité dès lors que la
206 était propulsée en tête dès le
feu de départ pour filer vers la victoire salvatrice.
La grille se trouvait ainsi constituée : en pole, Christian
Ménier partageait la première ligne avec Michel
Liger, en seconde ligne Christophe Vaison côtoyait Hervé
Knapick et en dernière ligne Jean-Luc Pailler retrouvait
Laurent Terroitin. Devant la 206 bleue, un couloir vide à
l'extérieur s'offrait au pilote breton. Au feu, Jean-Luc
Pailler réalisait un départ foudroyant qui propulsait
depuis la dernière ligne la 206 en tête dès
le premier freinage. Dès lors la messe était dite
et Jean-Luc Pailler filait vers la victoire, la 80e de son exceptionnelle
carrière, et son dixième titre de champion de France.
Le Maître, avec l'art et la manière, accroche une
dixième étoile à son palmarès au
firmament du sport automobile.
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IMAGES DE LA COURSE
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