FRANCE 2002MAYENNE 

 

CLASSEMENT

 Pilotes  Voitures   Pts 
 1 Jean-Luc Pailler 206 WRC 20
 2 Christian Menier Focus WRC 17
 3 Hervé Knapick 206 WRC 15
 4 Christophe Vaison Clio WRC 13
 5 Laurent Terroitin Xsara WRC 12
 6 Liger Michel Xsara WRC 11

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RÉSUMÉ DE LA COURSE par JP CORBEL

L'ART DU MAITRE, ET LA MANIERE

Il est des grands maîtres, au fond de nos provinces, connus pour leurs recettes et dont la renommée dépasse l'hexagone. Jean-Luc Pailler en est incontestablement un des plus grands et son enseigne « au lion d'or » est des plus réputées. Donc, vous prenez un grand chef avec le meilleur appareil et une équipe de haute volée ainsi vous avez les clés d'une réussite promise. À Mayenne, ce week-end, on a eu la démonstration éclatante de tout le talent du breton. Après les déboires du début de saison où, par deux fois, il a connu la roue de l'infortune, ses dernières victoires laissaient augurer un final en apothéose, malgré une concurrence des plus vives. Aux essais chronométrés, Jean-Luc Pailler se faisait souffler le meilleur temps pour 35/1000e de seconde par son rival chevronné : Laurent Terroitin, tandis que David Meslier, Christian Ménier et Michel Liger s'escrimaient en vain derrière. L'affaire aurait pu faire grand bruit dans Landerneau si le breton n'avait remis les pendules (chronos) à l'heure en signant le meilleur temps lors de la première manche qualificative. Laurent Terroitin laissait échapper sa Xsara dans un tête-à-queue rédhibitoire alors que Christian Ménier s'adjugeait la seconde place devant Michel Liger, Hervé Knapick et Francis Morel. Alors qu'il caracolait en tête de la seconde manche qualificative, Jean-Luc Pailler se voyait stopper net par le bris de l'arbre secondaire de sa boîte de vitesses, le reléguant à la douzième place. Christophe Vaison en profitait pour remporter cette seconde manche devant
Michel Liger, Hervé Knapick, Christian Ménier et David Meslier. Dans la troisième manche qualificative, nouveau coup dur pour Jean-Luc Pailler qui voyait ses espoirs de pôle position anéantis par la rupture d'un arbre de transmission avant. Il faut dire que l'état du circuit, très cassant, a occasionné de gros dégâts tout au long du week-end pour beaucoup de concurrents. Et quand la « mayennaise» ne veut pas prendre Au décompte des manches qualificatives, Jean-Luc Pailler se retrouvait en pole, non pas de la finale A, mais de la B, qu'il lui fallait gagner à tout prix pour accéder à la finale A, en dernière ligne, tâche compliquée par la présence à ses côtés de David Meslier, bien décidé, lui aussi, à gagner son visa pour la « grande finale ». Mais cela était sans compter sur la ténacité du breton et sa grande aptitude à réussir des départs canon. La chose devenait simple formalité dès lors que la 206 était propulsée en tête dès le feu de départ pour filer vers la victoire salvatrice. La grille se trouvait ainsi constituée : en pole, Christian Ménier partageait la première ligne avec Michel Liger, en seconde ligne Christophe Vaison côtoyait Hervé Knapick et en dernière ligne Jean-Luc Pailler retrouvait Laurent Terroitin. Devant la 206 bleue, un couloir vide à l'extérieur s'offrait au pilote breton. Au feu, Jean-Luc Pailler réalisait un départ foudroyant qui propulsait depuis la dernière ligne la 206 en tête dès le premier freinage. Dès lors la messe était dite et Jean-Luc Pailler filait vers la victoire, la 80e de son exceptionnelle carrière, et son dixième titre de champion de France. Le Maître, avec l'art et la manière, accroche une dixième étoile à son palmarès au firmament du sport automobile.

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IMAGES DE LA COURSE

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